POEMES DIVERS

 

LA BIERE DU MATAF LA GRANDE BATAILLE CHEZ LE MARCHAND DE BONBONS MES RENTREES SCOLAIRES U.S DREAM.

LA PERSONNE IMPORTANTE …

LA VALLEE DES ANGOISSES.

LES GARDIENS DE PHARE

MORZINE-HAUTE SAVOIE

Le voyage gourmand

BONJOUR MONSIEUR JEAN-LOUIS !

JUAN DE NOVA

L'ALOUETTE (sans tête) chez la Bouchère

  BAPTISTE et SEBASTIEN  La part des autres
           CARMELITES                 DEVINETTE             LA FETE DE VALENTIN      les amours au BEAUFORT   connaissez vous Maurice Alain
La complainte du FORCAT         NOCTURNE GREC                LE SAPAJOU JOUJOU       Le retour des ETOURNEAUX              LE MAITRE

                                                                    il est des soifs où

                                                            L’on boirait toute la RADE .

                                                                                                                                                                                                                                                                                                               

 

         LA BIERE DU MATAF.

 

 

 

 

Hors du roulis, qui m’éclabousse ?

C’est les embruns de  la GLABOUSSE !

Comme un bienfait monsieur MARIN,

Faites couler avec entrain

Sous un torrent de blanche MOUSSE

La fraîche blonde pour le mousse.

Le mécano pète un boulon !

Double TARTINE DE HOUBLON !

Son jeune arpète en barboteuse

Sifflerait bien une ROTEUSE ;

A peine sevré ce jeunot

Tète déjà fort du goulot.

(  j’ai plus un rond, pour les TOTOCHES…)

Gare au patron ! ripons galoches !

 

                               
 

            LA GRANDE BATAILLE.*

 

Déferlant par milliers sur le champ de bataille

Ils sont nus. Tous égaux? nul ruban ni médaille.

Décidés à survivre ils l’expriment par cris.

Tôt, la sélection, n’admettra pas de faille.

Privé de nourriture un tout premier défaille;

Un autre meurt de froid parmi les sans abris.

 

Les géants, les plus forts, ces nantis provisoires,

Sembleront mieux armés aux parcours probatoires

Qui les propulseront vers le tout premier rang.

Etourdis aux combats, dévoreurs de victoires,

Ils pourront se targuer de succès dérisoires

Jusqu’à ce que certains voient s’écouler leur sang.

 

Alors…chacun pour soi, Soldat ou capitaine,

Affronte l’ennemi dans cette immense plaine.

Il ne peut s’arrêter; périt le compagnon …

Puis surviendra la peur, l’oubli de toute haine,

La mortelle blessure ,épreuve souveraine;

                       L’accueil des chérubins… la céleste union!

*de la VIE!

                       M.A  FLOCH

 

 

                          Chez le marchand de bonbons

 

Monsieur, donnez-moi s’il vous plaît

Un chocolat fondant au lait,

Un long ruban noir de réglisse

Plus ce bonhomme pain d’épice…

 

Deux roudoudous pour un seul sou,

Cent grammes de caramel mou,

La grosse boîte de cachou ;

Des sottises,

Des bêtises ;

Bonbons pur miel

Tombés du ciel.

 

Vos succulentes sucettes,

De gigantesques giclettes ;

Un tas de gélifiants :

Crocos, nounours, éléphants.

 

Pour les filles

Des pastilles ;

Des Violettes de Toulouse

Qu’elles cacheront sous la blouse.

Pour les gars

Des nougats,

Des nougats de Montélimar

Plus une gomme Malabar

Et, pourquoi pas, un Carambar ?

 

Oui, c’est péché de gourmandise…

Et quand bien cela vous défrise

Comme gâteau vaut la cerise

Offrez-moi la belle surprise !

 

 


 

MES RENTREES SCOLAIRES.

 

J’étais le plus heureux de notre maternelle,

Ivre de liberté loin de mes vieux parents.

Chouchou de la maîtresse, à l’abri de son aile,

J’écoutais Chanteclerc, fier d’être chez les grands.

Je chantais le plus fort pour « au clair de la lune».

Sans jamais me piquer trouais le picotin;

Dans mes poches le soir un début de fortune:

Images et bons points profilaient mon destin.

 

J’étais le plus joyeux de l’école primaire

Lorsque sonnait enfin la reprise des cours.

Assis au premier rang, toujours plus volontaire,

J’effaçais le tableau d’une main de velours.

Devenu champion de l’encre violette,

Sans tâche ni pâté j’osais pleins et déliés.

L’instituteur ravi me citait en vedette

Qui serait un beau jour du rang des bacheliers!

 

J’étais le plus chanceux des enfants de collège

Car tous mes professeurs enseignaient sans punir.

Chacun prenait bien soin que mon fardeau s’allège

Et personnellement sondait mon avenir.

Toujours dans les premiers quelques soient les matières

Je consultais souvent notre aimé directeur

Qui pourra vous le dire, humblement, sans manières,

«Maurice est le meilleur comme fabulateur!»!

 

 

U.S DREAM.

SLAM

Paraît que c’est la crise, moi j’ai rien qui défrise en l’année deux mille neuf.

Pour la Chin’, c’est le bœuf; je m’en fiche dit ma meuf

Partons donc loin des keufs ensemble fair’ la teuf.

J’m’barre aux U.S.A

En haut l’escalier «A»

De l’immeuble Delta.

Je m’en vais au bas mot voir le pote OBAMA;

J’vais casser la Baraq’ direct aux U.S.A

Par la route 66 j’travers’ l’Oklahoma;

Sur moi flashent les filles :

:

Salut les Carolines, salut les Virginies ;

A voir mon look d’enfer toutes les Miss sourient !

Chaud, chaud, j’ai la peau rouge qui colore l’ado,

V’la l’indien de l’Utah , j’file au Colorado

Laiss’ les minets au tas lorsque je mont’ Anna

La vieill’ mule de Kent qui rue au Kentucky

Mais je vois que j’vous soul’, boudons là Géorgie.

D’autant plus que ma meuf

Se trémouss’, c’est pas neuf.

A vue d’œil qu’il grossit

Le fleuv’ Mi-ssissipi!

J’suis fidèle à Potter j’vol’ où Harry zona

D’une odeur de chaussett’ dans le Massachusetts.

Aider par Marie-Jeann’, je pouss’ la tyrolienne:

Hawaï (Honolulu)

Iowa, Idaho,

Oh-io!!!

Quelle soupe Julienne!

Sont pas la Francilienne:

Le Kansas, le Texas

Sont des bleds sensas;

Pas l’ombre d’hooligan

Sur le lac Michigan;

Je deviens apatride

Sur les plages de Floride

Rhode Island;Mary land?

Moi j’ai faim

Pour la fin

J’ai choisis Disney Land!!!

 

 

 

 

 

 

LA PERSONNE IMPORTANTE …

C’’EST VOUS !

 

 

Tout se perd, aujourd’hui, même le savoir vivre.

Vous croisez, tout surpris, sur le lieu de travail

Des nouveaux arrivants sans qu’aucun ne délivre

Par deux mots son bon droit de vaquer au « sérail ».

De même au clair logis…dirait « De La FONTAINE »…

Un parfait étranger vient quémander du sel :

« Je suis votre voisin depuis plus d’une semaine

Car « l’autre »fut l’objet d’un accident mortel* ».

Ainsi nous survivons sur une autre planète ,

Isolés, presque émus quand d’un heureux hasard

Un curieux vous met un temps sur la sellette :

« Que faites vous de beau ?parlez-moi de votre art ! ».

Car il veut vous juger, savoir dans la minute

Quel genre de service auquel il aura droit,

Si sous son feu nourri votre défense chute.

Vous devrez le servir, gratis, comme il se doit . 

Surtout n’appliquez pas ce jeu pour votre compte.

Vous auriez honte alors d’exercer un métier

Autre que « P.D.G », cadre, aristo…comte ?

Super technicien ou pourquoi pas banquier ?*

Excellent dans votre art vous trouveriez un maître.

Le roi des lauréats ! l’idole des concours !

Vous rougiriez bientôt et devriez reconnaître

Devant l’infatué votre besoin de cours.

Si « l’homme » vous présente un profil métèque

Par la profession…ou trop d’humilité,

Cherchez plutôt en lui la valeur intrinsèque

Qui sait élever l’âme et chérir la beauté.

Vous êtes important ! de par votre existence

Le respect vous est dû comme à votre prochain.

Soyez bien convaincu d’avoir une importance

Qui ne peut que grandir, ne vivez pas en vain !

 

 

*manque de savoir vivre évident…mais pas de sel !

*le baron De Rothschild a beaucoup de confrères !

 

 

 

           LA VALLEE DES ANGOISSES.

 

De lourds nuages noirs écrasent de leur ombre

De gigantesques rocs égratignant les cieux ;

Ils sortent des enfers où la nuit la plus sombre

Les a conçus cachée à l'écart de nos yeux.

 

Seul, le ruissellement d’une cascade blanche,

Transparente et glacée anime le décor ;

Pourtant les végétaux, jusqu’à la moindre branche

S’y dessèchent, tordus, poudrés de reflets d’or.

 

Comme l’aura d’un spectre,  une pâle lumière,

Dévoile sous les tons délavés des parois

L’accident du relief, le tranchant de la pierre,

L’insolence empruntée aux aciers durs et froids.

 

Infiniment petit, en survol, un rapace,

Surveille de très haut l’angoissant défilé

Pris par le moribond juste avant qu’il trépasse...

Ce couloir où la Mort fume son narguilé.

 

 

                                   

 

 

            LES GARDIENS DE PHARE

 

Aux portes des enfers la haute tour du phare

Implore sans succès la douceur d’un dieu « LARE ».

« Les hommes sont à bord ».Retournant vers les siens

La vedette repart…Seuls, restent deux gardiens .

Ils veilleront sans trêve au long de la semaine

A produire toujours ce maillon de la chaîne

Des feux qui chaque nuit préviennent les «  marsouins »

Des écueils de la côte et des hauts-fonds marins.

 

Dans le calme du soir la mer semble trop lisse.

L’un des hommes s’affaire . Anxieux l’autre pisse*

Et fixe l’horizon où le couchant de miel

Change en poissons d’argent des cargos face au ciel.

Soudain de cris aigus le survol de mouettes

Percent les tympans mieux  qu’un concert de trompettes :

« Un sacré coup d’ tabac va nous tomber dessus !

Ni nous, ni nos voisins…nous ne serons déçus ! »

 

Déjà la mer se creuse autour de l’édifice.

Nos deux hommes, rentrés, ferment chaque orifice.

La lame sur le mur frappe comme un butoir.

Un blanc rideau d’écume anticipe le soir.

Il est temps de monter allumer la lanterne

Qu’un Augustin FRESNEL a su rendre moderne.

Longue sera la nuit dans cet univers clos.

             Ne pas penser aux siens…ou céder aux sanglots ?

 

Lare : nom des divinités tutélaires du foyer domestique chez les Romains.

* :les phares n’ont pas de W.C…

 

 

 

MORZINE-HAUTE SAVOIE

 

Nous avions découvert dans un beau magazine

Ce village fleuri, rural et montagnard.

Dans un chalet de rêve arrivant sans retard ;

Juste au flanc du Pleyney…Nous étions à Morzine !

 

Touristes, randonneurs, les nombreux vacanciers

Se croisaient sous un ciel peuplé de parapentes

Tandis que leurs enfants chevauchaient sur les pentes

Luges d’été, vélos, comme de fiers coursiers.

Pour le ventre affamé nul besoin de boussole :

Dès midi l’on sentait de Morzine à Biot,

La crêpe, la fondue ou la frite-diot ;

La tome d’Abondance et le beignet « rissole ».

J’aimais chez le boucher prendre un cœur de Li-on

Quand notre boulangère (adorable minette)

Pour le loger m’offrait sa tendre « Chablinette »…

Et l’Appremont coulait sur ce pêché mignon !

 

Parfois nous descendions sur les bords de la Dranse

Déguster une glace au parfum tropical.

                                        L’inconnu rencontré paraissait amical

Tant nous étions ravis de ce séjour… en France !

 

LE PLENEY : l’un des monts de MORZINE.

BIOT :ville voisine.

ABONDANCE :ville voisine réputée pour son fromage.

DIOT : saucisse montagnarde.

RISSOLE :sorte de beignet.

CŒUR DE LION :une boule de coppa.

CHABLINETTE :baguette de pain ( spécialité du Chablais).

APPREMONT :vin blanc de SAVOIE.

 


 

Ce texte peut faire l’objet d’un jeu.

A sa lecture, les participants découvrant un nom de gâteau doivent s’écrier : GATEAU !

Le plus rapide gagne un point .Celui totalisant le plus de points à la fin est déclaré vainqueur.

La liste des participants où seront totalisés les points peut-être tenue par le lecteur :

0 (prénom)

1

2

3

4

5

6

7

Le voyage gourmand

 

J’étais un chou, fondant au moindre prétexte, mais devint une crème brulée en un éclair.

Pourtant j’étais au paradis, dans un petit jardin, les quatre-quarts de l’année.

J’y étais bien dans mes chaussons, aux pommes,

Cueillant les fruits des framboisiers, des fraisiers ;

A l’abri du soleil sous les mille-feuilles de mes arbres

Je me faisais du « beurre » en vendant des kouign amann.

Malheureusement, quittant mon phare (far) breton,

J’avais suivi bêtement Charlotte

Pour boire eaux de vie puis kirsh au creux de la forêt noire,

Tout en sciant des bûches.

J’y mangeais d’ailleurs un kouglof avec Strogoff (pas Michel, l’autre ! * ).

Au retour, passant par Paris, après une soirée à l’opéra

Où elle se moqua (moka) de moi car j’avais gardé mes oreillettes de MP3,

Je louai une voiture pour faire Paris-Brest.

A Lamballe pour l’emballer je lui fais le coup de la panne

« c’est la pompe à l’huile », dis-je (je sais ; usé, le coup de la panne étonne) ( panettone)

Elle me donna une tarte, j’en tombais sur le flanc (flan), baba

Depuis je vais voir Mouna ou Madeleine, celle dont la sœur Marie, religieuse,

Fait de magnifiques pets-de nonne et dont le frère sacristain est un saint, honoré de tous.

Madeleine, donc, cette pécheresse,

A un mac à « ronds » (macaron) surnommé le » financier »,

Pas un mendiant, celui-là !

Avec lui JO la meringue », son porte flingue, un cake

Qui tire ; ami ; su (tiramisu) …tout ce qui bouge !

Il vise même les cornes de gazelles !

Allez, zou, à vous d’en déduire mes profit et rôle (profiterole) !

*Il n’y en pas d’après mes recherches sur le NET !

 

 

 

 

 

BONJOUR MONSIEUR JEAN-LOUIS !

 

 

Associer «Monsieur» au doux nom de baptême

Semble devenir «mode » à l’heure où je l’écris.

A ce nouveau concept volontiers je souscris

Et tant pis si faisant je chamboule un système.

 

Dans un lot journalier de comportements vils,

La politesse même apparaît utopique.

L’emploi du tutoiement, d’un abord sympathique,

Suivant l’âge des gens prend des tons peu civils.

 

Ce fougueux «manager» venu droit d’Amérique

Prône un diminutif sur le lieu de travail?!

La fausse intimité se voudrait un détail…

Pourtant elle asservit aussi bien que la trique !

 

Seul, le nom de famille a l’air déprécié.

Il peut suffire aux chiens…Pour nous il représente

Du groupe des parents l’énorme composante

Méritant le respect…L’Arbre serait scié !

 

Sans hésiter, je dis : employez la manière

Qui saura plaire à tous lors d’un prochain contact.

Les jeunes, les anciens, apprécieront ce tact:

Bonsoir Monsieur Jean-Louis, à bientôt Monsieur Pierre!

 

 


 

Du 11 août au 12 août 1972

 

JUAN DE NOVA

Dans le canal du Mozambique,

Auréolée de sa barrière de corail

L’île JUAN DE NOVA

Apparaît sous un chaud soleil tropical.

La passe franchie

Un rapide escorteur

Rentre au mouillage dans le lagon.

« Stoppez les machines, bas les feux les deux chaudières »

« Quartiers libres pour l’équipage ».

La chaloupe mise à l’eau

Mène des hommes au débarcadère.

Le maître des lieux a dit :

« Interdiction de cueillir des fleurs,

De couper des branchages,

De ramasser des coquillages.

Ne pas polluer les lieux. »

La pérennité de l’EDEN est à ce prix…

Pourtant déjà une odeur de poissons grillés flatte les narines.

Des plongeurs, des nageurs sondent l’eau cristalline.

Plus loin sur l’immense plage de sable blanc

Des explorateurs abordent de rouges épaves …

Témoignages insolites de la fureur des tempêtes passées.

Plus loin encore, une multitude d’oiseaux marins tournoient

En quête de nidification.

Mais, étrangement,

Dans cet univers pur

Il règne un calme reposant.

Alors que le soleil se noie dans l’horizon,

Que des hommes se pelotonnent dans des duvets

Pour dormir sur le sable face aux constellations…

Des crabes en colonnes quittent le sein des eaux ….

 

 

                            L’ALOUETTE ( sans tête)  chez la BOUCHERE

            Octosyllabes en vers blancs.

 

Le temps se prêtait aux grillades…

La poétesse fit un saut,

Sans élastique, au Pont-du-du-Las*

Chez sa bouchère, Eila  Flanchet.            24 FLANCHET

 

Se connaissant de longue date

Elles taillaient une bavette                       23  BAVETTE  (Flanchet)

Et plaisantaient durant la queue :            8 QUEUE

« Je vois en milieu de poitrine                 27  MILIEU DE POITRINE

Sous la tête de veau : collier. »               1  COLLIER

Sur des propos parfois mouvants           17  MOUVANT

Elles s’embarquaient loin des côtes        3 COTES

Du rhum steak pour les alcooliques ?      7 RUMSTECK

L’époux ressortait, pâle, rond,                  30 PALERON

En quête de jeunes tendrons.                 26 TENDRONS

Mais où va-t-il ?chez le Merlan                12  MERLAN

Avec l’araignée au plafond !                     14 ARAIGNEE

Et vos jumeaux ?comment vont-ils ?       32JUMEAU A BIFTECK

                   _Louis mort à steak, Jean pote au «feu »*. 33 JUMEAU POT-AU-FEU

 

Téléphone : NEW bavette ?                     22  BAVETTE D’ALOYAU

Allo YO ? YO !! NO mans land !

Suit le « clin d’œil » de connivence :

Drapeau breton fourni sans hampe !         21 HAMPE

Enfin servi, la Muse part

Pour regagner gîte à la noix                     13  GITE A LA NOIX

Laissant sur place son beau filet.              6  FILET

 

Un coup de fil de la bouchère

Au gîte de l’écervelée :                              18  GITE

« Allo ma creuse du cigare ?                     29 MACREUSE

Du fou rire dans l’entrecôte                       4   ENTRECOTE

Je me tape le plat de tranche !                  15  PLAT DE TRANCHE

Rougissez l’ongle et revenez                    20 ONGLET

Tendre de tranche à mon étal                   10 TENDRE TRANCHE

Rechercher vos papiers, CB.*

Serrez l’aiguillette, baronne*                     19 AIGUILLETTE BARONNE

Et ramenez nous votre poire !                   11 POIRE

 

Moralité : Suivre le bœuf…est parfois vache,

                    Je sais qu’encore elle…RUMINE !!

 

                                                                     Maurice Alain FLOCH

Pont-du-LAS : quartier de Toulon

Aiguillette : petit cordon servant à fermer un vêtement.

Feu : défunt.

CB : carte bancaire.

 

 

                 

 

       LA PART DES AUTRES.

 

Qu’un mot de trop nous touche à cœur ?

Nous envoyons…cueillir les roses !

Ce combat n’a point de vainqueur,

Apprenons donc « la part des choses » !

 

Quand ma famille assise en rond

Fête les rois d’une galette,

Toujours « la part du vagabond »

Reste à l’abri sous la serviette.

 

Si l’armagnac vieilli longtemps

En fûts de chêne après vendanges

Le degré monte au fil des ans

Mais s’envole … « la part des anges ».

 

La dernière heure est un secret,

Pas un malin ne la devine.

Dans tous nos actes, sans regret,

Investissons «  la part divine » !

 

 

 

 

 

                                                BAPTISTE ET SEBASTIEN.

                                                    sonnetin

 

                                  Le cami-on fut-il Baptiste

                       Et la remorque Sébastien ?

                       Lequel des deux fit le li-en

                     Quand l’autre jouait au lampiste ?

 

                    Au numéro voyons l’artiste,

                    Le dilemme est cornéli-en…

                    Le cami-on fut-il Baptiste

                   Et la remorque Sébastien ?

 

                  Ils m’ont surpris à l’improviste…

                 Il me faudrait comme soutien

                 Le secours d’un histori-en.

 

               Sur mon site comme…touriste !

               Le cami-on fut-il Baptiste

              Et la remorque Sébastien ?

 

                     2007

 

 

                       

 

LA CHARRETTE DES CARMELITES

 

 

De la prison sinistre une charrette sort.

Le cheval attelé renâcle sous l'effort.

 

Pieds nus sur le bois rude (animaux insolites)

Les yeux rivés au ciel pleurent des Carmélites.

 

Leur calvaire commence au tout premier cahot.

Elles tremblent d'effroi, suppliant le Très-Haut.

 

A mort ! crie un soldat, Vive la République  !

Que le sang souille enfin la trop blanche tunique !

 

Alors d'une voix pure, insensible au décor,

La plus âgée entonne un "Veni Créator".

 

Bientôt chacune chante, oublieuse du drame,

Et ce choeur impromptu retrouve force d'âme.

 

Un homme se découvre. Une femme à genoux,

Se signe en redoutant du Puissant le courroux.

 

Sans peur elles verront l'affreuse guillotine.

Leur dernière parole aura note latine...

 

 

 

                                                                                                                                            DEVINETTE

                   Ballade

  (Dois-je le dire ? c’est MAURICE !)

 

 

Je suis accro de la musique,

Du bel canto de l’opéra.

Je vibre à l’œuvre symphonique,

Ravel m’enivre avec Myrrha.

Chevalier pour la Choupetta

Trouva plus d’une admiratrice ;

 Egalement Jarre enchanta.

Dois-je le dire ?c’est MAURICE !

 

Aujourd’hui cette république

Comprend l’île d’Agaléga.

Son origine est volcanique,

Le Dodo n’a vécu que là.

Elle a neuf districts dont Moka

Avec sa chaîne évocatrice :

Alma* ; Magenta*; Mont Ida* ?

 Dois-je le dire ?c’est MAURICE !

 

Comme boisson super tonique

Quoi de meilleur que le Kahwa ?

De la péninsule Arabique

Nous vint un jour l’Arabica.

Au goût plus fort le Robusta

Livre au palais un pur délice.

Mais qui nous fit aimez cela ?

Dois-je le dire ?c’est MAURICE !

 ENVOI

 

Toulonnais : abracadabra

Voici la fin révélatrice.

Le mot secret vous séduira…

Dois-je le dire ?c’est MAURICE !

 

 

*Ces 3 localités sont du district de MOKA mais aussi :

ALMA : rivière proche de Sébastopol

MAGENTA : ville du nord de l’Italie

Mont IDA : mont de CRETE

 

 MAURICE : dans l’ordre des strophes : prénom, île, café toulonnais, mon prénom.

 

 

                                                    LA   FETE  DE   VALENTIN

                             (Il faut chercher la rime en ète)

 

 

 

VALENTIN est heureux

C'est aujourd'hui sa   fête

Son coeur est amoureux

D'une belle mi   nette

Comme il n'a plus d'argent

Pour faire des em   plettes

Qu'il est intelligent

Et ne veut pas de   dettes,

Il ira dans les prés

Lui cueillir des fleu   rettes

 

à la foule : (vous faites des progrès !)

 

Sans tambours ni trom   pettes

Grâce au joli bouquet

Il fera sa con   quête.

Dehors le temps frisquet...

Au chaud dans sa cham   brette

Ils parleront d'amour

D'une façon dis   crète

Et quand viendra leur tour

Se marieront à     SETE

                                             TROYES

(Ils sont de TROYES tous les deux !)

 

                             

   

 

        LES AMOURS AU BEAUFORT

       gézel   

 

 

Lorsqu’un couple défait mime cent mégaphones,

Les esprits obscurcis ressemblent à des clones :

L’ouragan ? le typhon ?synonymes: cyclones,

Atteignent les sommets de l’échelle Beaufort.

 

Quand s’installe un grand froid de neiges carboniques,

Qu’avec des mots glacés sur des phrases cyniques

Le ton devient blizzard digne des Amériques :

C’est un fort coup de vent, de neuf à dix Beaufort.

 

Parfois de mots brûlants l’injure haïssable

Cingle, gifle et s’enfuit toujours insaisissable

Comme du Sirocco la tempête de sable

Fustige à sept ou huit les donjons des beaux forts.

 

Ta colère à côté m’apparaît bien légère.

La mer perd ses moutons quand toi, la ménagère,

Tu détruis aussitôt toute humeur passagère

D’une petite brise à trois de chez Beaufort.

 

Mais nous vivons à deux la plus charmante idylle

Pas besoin d’alizés, un zéphyr  nous ventile,

Il pousse notre barque à la vitesse utile

Pour toujours maintenir notre amour au beau…«  fort ! »

 

 

Beaufort : l’amiral anglais Francis Beaufort (1774-1857) a créé l’échelle anémométrique qui porte son nom, graduée de 0 à 12.

 

 

Un p’tit grain de folie !

 

Nombreux sont les fous,

Moins nombreux les génies.

Des génies deviennent fous…

On ne compte pas les fous !

Les génies se dénombrent s’ils ont un génie-fou !

 

Des « non-fous » ont des éclairs de génies,

Mais peu de génies le sont l’espace d’un éclair….

Folie de dire cela ? faut-il des garde-fous ?

 

Pour me trouver génial

Il faut être un peu fou.

Pour être fou de moi, me croire un peu génie.

Pourtant chez moi, n’existe pas une once de génie,

Juste passagèrement aujourd’hui,

Un p’tit grain de folie ! ! 

 

 

CONNAISSEZ-VOUS   MAURICE   ALAIN ?

 

 

Connaissez-vous MAURICE ALAIN

L'homme à la fièvre créatrice ?

Connaissez-vous MAURICE   ALAIN ?

Il a le cheveu clair, châtain.

 

 

Pour les intimes c'est "MAURICE"

Un joyeux drille un bout en train

Pour les intimes c'est "MAURICE"

Le mâle fier... pas le jocrisse.

 

 

Préparez-vous au baisemain,

Vous, la jolie admiratrice,

Préparez-vous au baisemain,

Des fois qu'il deviendrait mondain !

 

 

Devenez son ambassadrice

Auprès de tous, sur le terrain,

Devenez son ambassadrice

Et de son "vers" l'exportatrice.

 

 

Votre effort ne sera pas vain

Même il se peut qu'il vous nourrisse,

Votre effort ne sera pas vain

Il joint le vin parfois au pain.

 

 

S'il lui prenait un gros caprice

Ne sonnez pas le sacristain !

S'il lui prenait un gros caprice...

Soyez sa muse éducatrice !

 

 

Vous connaissez MAURICE ALAIN

Et pouvez l'appeler "MAURICE"

Vous connaissez MAURICE ALAIN :

Choisissez le comme parrain !

 

                                                                       

                          LA COMPLAINTE DU FORCAT

         Villanelle

 

Bourgeois, pourquoi cette haine

Contre l’homme se taisant,

Abruti du bruit de chaîne.

 

A Bicêtre où l’on enchaîne

Je tresse un chapeau plaisant.

Bourgeois, pourquoi cette haine ?

 

Je meurs d’être tire-laine

Sous l’aspect d’un malfaisant

Abruti du bruit de chaîne…

 

Départ pour Brest puritaine !

Quel long voyage épuisant…

Bourgeois, pourquoi cette haine ?

 

L’argousin grosse bedaine

Nous nargue l’air suffisant

Abruti du bruit de chaîne.

 

Voici le jour d’être obscène

Avant le bagne écrasant.

Bourgeois, pourquoi cette haine ?

 

Bonnet rouge et quarantaine

Suivent le boulet pesant

Abruti du bruit de chaîne.

 

La galère de ma peine

Voit mon corps agonisant.

Bourgeois , pourquoi cette haine…

Abruti du bruit de chaîne ?

 

                                                                                                                             L’ENVERS DU MIROIR

(strophe en miroir )

 

Depuis déjà longtemps il hantait le miroir.

Puni par DIEU pour son esprit rebelle,

Il subissait le triste sort

De l’âme tourmentée

Face au destin.

Devant le tain,

En jupette bleutée,

Elle dansa sans un effort.

Aérienne, éblouissante et belle,

Il la vit adresser un sourire au miroir.

 

(La lecture à l’envers est possible )         

 

                                                                                       LE MIROIR A L’ENVERS

 

                                                                                     Il la vit adresser un sourire au miroir ,

Aérienne , éblouissante et belle .   

Elle dansa sans un effort

En jupette bleutée

Devant le tain .

Face au destin ,

De l’âme tourmentée

Il subissait le triste sort .

Puni par DIEU pour son esprit rebelle

Depuis déjà longtemps il hantait le miroir .

    

 

 

 

  NOCTURNE   GREC

 

 

 

Puisant au dernier "joint" une ultime bouffée

"ZORBA" vient d'engloutir un demi Temesta (*)

Pour sombrer sans retard dans les bras de Morphée (*)

Seule veille au foyer la déesse Vesta. (*)

 

 

Le Pirée (*) à son tour s'endort dessous la lune,

Bercé du grincement des bateaux embossés.

Soudain claquant le fer, les talons d'une brune,

Redescendent d'un bord à petits pas pressés.

 

 

Fuyant le port désert la belle noctambule

Se dirige plus haut vers les nombreux néons

De la ruelle infâme où l'homme déambule

En quête de plaisirs, d'alcools et de jupons.

 

Elle entre dans un bar à l'aspect sympathique,

S'assied dans un recoin et commande un raki.

Un client égrillard réclame : " La Musique " !

Lentement, lancinant, commence un sirtaki.

 

Alors la porte s'ouvre et, grand dans la lumière,

Levant les bras, les doigts, "ZORBA" vient l'inviter.

Ils danseront pieds nus toute la nuit entière

Car la Grèce a toujours quelque chose à fêter !

   

(*) Temesta                             calmant

(*) Morphée                 dieu des songes

(*) Vesta.                                 déesse du foyer

(*) Pirée                                   port d'Athènes

 

                                                                         LE  SAPAJOU  JOUJOU

                                    Ronde

                                   L'époux à la chasse ?

Vole mon froufrou !

L'époux à la chasse

Le galant m'embrasse.

 

Donne un gros bisou

A ce tendre fou.

 

Le crapaud coasse

La grenouille itou

Le crapaud coasse

Glisse la limace.

 

Jette un gros caillou

Sur ce canaillou *

 

Croule ma bécasse

"Chope là, TOUTOU"

Croule ma bécasse

Que je te fricasse.

 

Donne un gros bisou

A ce bon TOUFOU *

 

Pie au champ jacasse,

Dieu mais quel bagou !

Pie au champ jacasse,

Que ce bruit m'agace...

 

Jette un gros caillou

Ou tords lui le cou.

 

Le corbeau croasse

Enfonce le clou

Le corbeau croasse

Quand quelqu'un trépasse.

 

Jette un gros caillou

Ou creuse ton trou.

 

Poète rêvasse,

Songe au guilledou,

Poète rêvasse,

Sa Muse l'enlace.

 

Donne un gros bisou

A ce tendre fou.

 

                                      * canaillou :    petite canaille

* TOUFOU :    nom du toutou

LE RETOUR DES ETOURNEAUX.

rondel

 

C’est le retour des étourneaux

Porteurs d’un très mauvais présage ;

Nuages noirs du paysage

Les pirates hissent drapeaux…

 

Méfiez-vous car ces oiseaux

Sèment l’horreur sur leur passage :

C’est le retour des étourneaux

Porteurs d’un très mauvais présage.

 

Des platanes comme tréteaux

La bande opère un crépissage,

La fiente tombe : à l’arrosage !

Sortez les brosses et les seaux,

C’est le retour des étourneaux !

 

                 

 

LE MAITRE.

                                           sonnet

 

 

Conscients de l’ampleur de leur grande inculture

Les émules, sans bruit, regagnent l’atelier.

Le maître les reçoit d’un geste familier

Qui témoigne à chacun de sa bonne nature.

 

Puis commence le cours. Sous sa belle écriture

Toute rime s’accouple en rythme régulier.

Chaque adulte présent redevient l’écolier

Désireux d’acquérir la même signature.

 

Insouciant du risque encouru par devoir

Il transmet avec soin ce fabuleux savoir

Dont la beauté de l’art le désigne émissaire.

 

Pourtant bientôt d’entre eux surgira le « nouveau »,

Cet illustre inconnu : le prochain adversaire

Apte à le surpasser…tout juste d’un niveau !

                                      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                    

 

 

 

 

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